"Un Cycliste blessé à la selle est un soldat blessé à la tête"

 Baudry de Saunier 1893

 

 

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Le Centre Médico-sportif

 

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Accueil

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Le Bureau Directeur

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Le fonctionnement

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Centre Médico-sportif

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Mot du Président de l'O.M.S.
 

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Ses Médecins:

Mmes CARLES, FILIPUCCI,
Mrs BONIFAS, FONTROUGE, GARAVEL,
MAGALLON, BOUSQUET.

 

Les types de visites:

 

Il est possible de passer différents types de visites médicales:
Les visites normales pour visa des licences sportives.
Les visites de haut niveau et suivi médical réservés aux atlhètes pratiquant une discipline difficile ou voulant étalonner leurs capacités physiques avec prestation variable:
électrocardiogramme, VO2 Max, analyse des lactates...

 

Son Secrétariat:

L'acceuil au centre est assuré par:
Madame pierrette BATHELIER
Mademoiselle Marie Josée JAMONAC.
De plus, le CMS bénéficie des services d'un préparateur aux visites de haut niveau, Jean André DASILVA, qui est aussi animateur-conférencier dans la lutte antidopage.
Pour les clubs intéressés par cette action de "sport propre", les contacts sont à prendre au Service des Sports-Mairie de GAP.

 

Horaires d'ouverture:

Le centre est ouvert le lundi, mardi, jeudi et vendredi:
de17h00
à 20h00.
Le mercredi de 14h00 à 17h00 (à la demande des clubs).

 

Les rendez-vous:

Des permanences sont tenues le mardi et le mercredi de 9h00 à 11h00.
Pour
les rendez-vous: 04.92.53.73.79.

 

Son adresse:

Centre Médico sportif "Ville de Gap"
Rue Jean Macé
05000 Gap

 

 
 
 
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Les conseils santé de Jean-Michel Richefort

Directeur technique national

Les bienfaits d'une pratique régulière
D’une façon générale, la pratique du vélo améliore la forme et apporte un bien-être certain. Il diminue l’anxiété et l’instabilité émotionnelle, améliore l’humeur et augmente la résistance au stress.

Les adultes actifs ne sont pas les seuls concernés, loin de là :
la pratique régulière du vélo-loisir favorise le développement harmonieux de l’enfant et de l’adolescent et ce, tant au plan physique que psychologique. Quant aux seniors actifs, ils sont plus longtemps autonomes.

Pour le coeur, la pratique du vélo est particulièrement bénéfique.
D’une part le coeur apprend à moins se fatiguer. Il se contracte mieux, devient moins sensible aux excitations du stress. Le résultat est facile à démontrer : si un effort provoque une élévation de la fréquence cardiaque à 145 pulsations/minute sans entraînement, après 2 - 3 mois d’entraînement, cette élévation ne sera plus que de 120 pulsations/minute, cette différence, qui peut sembler peu importante, est essentielle pour préserver les fonctions cardiaques. L’idéal serait de réaliser 2 à 3 séances d’une heure trente à deux heures par semaine.

D’autre part, divers facteurs de risque de maladies cardiovasculaires sont améliorés : le «mauvais cholestérol» baisse tandis que le «bon cholestérol» s’élève.. La gestion des sucres par l’organisme est meilleure (le cyclotourisme constitue un bon moyen d’éviter l’apparition d’un diabète, surtout chez les sujets à risque). La tension artérielle se normalise. La masse grasse diminue (même s’il faut une grande pratique pour parvenir à ce résultat), la masse musculaire augmente.

Les bienfaits d’une pratique régulière agissent à plusieurs niveaux tels que : la respiration devient plus efficace. Elle est mieux maîtrisée. Les fonctions neurologiques (équilibre, adresse, vigilance) sont préservées et maintenues plus longtemps à leur maximum. Les muscles deviennent plus souples, plus puissants. Plus ils travaillent régulièrement, plus ils gagnent en efficacité. Les articulations bénéficient avantageusement du pédalage. Le vélo fait travailler dans de bonnes conditions, les articulations des membres inférieurs (hanche, genou, cheville). Quant au sommeil, une bonne randonnée laisse une sensation de fatigue physique agréable en éliminant les conséquences du surmenage et du stress, facilitant ainsi un sommeil sain et réparateur.

 

"Un Cycliste blessé à la selle est un soldat blessé à la tête"

 Baudry de Saunier 1893

Les Traumatismes du Cycliste

EPIDEMIOLOGIE DES TRAUMATISMES EN CYCLISME
   
Docteur Ivan PROTHOY

Le vélo, au départ simple véhicule, a vite évolué vers un sport à part entière. Et si les heures de gloire du cyclisme sur piste sont passées, d’autres disciplines sont apparues ou bien ont simplement repris le devant de la scène. Le cyclisme sur route est certainement la discipline la plus représentée, et la plus médiatisée, de nos jours. Les plus jeunes sont souvent attirés vers d’autres disciplines « à sensations » et à risque traumatique beaucoup plus élevé, telles que le Vélo Tout Terrain ou le BMX. Dans sa forme sur route (visant à parcourir une distance plus ou moins importante), le cyclisme est un sport peu traumatisant, et l’ensemble des pathologies rencontrées, hors chute, sont liées à un surmenage et le plus souvent à une mauvaise adéquation entre l’homme et sa bicyclette, machine relativement complexe sur laquelle tout, ou presque, est réglable.

1. Les contraintes
Le cyclisme est un sport qui s’exerce en décharge partielle des membres inférieurs. En effet, l’appui sur la pédale correspond en moyenne au tiers du poids du corps. Le pédalage est de plus un mouvement régulier, enchaîné, sans à-coups mais répété un grand nombre de fois. Pour un parcours de 100 km, c’est en moyenne 15 à 20000 tours de pédale qui sont appliqués. Une heure de vélo se traduit par 3500 à 4000 tours de pédale. Dés lors, on comprend qu’un réglage inadapté est nocif par la répétition de contraintes anormales. De plus, si les membres inférieurs sont partiellement soulagés du poids du corps, celui-ci se reporte sur la selle par l’intermédiaire des ischions, source d’une pathologie spécifique. En ce qui concerne le VTT, l’irrégularité du terrain et la position debout sur le vélo afin d’amortir au mieux les chocs, sera responsable d’un travail plus important en intensité des membres inférieurs et supérieurs. Dernier point, le genou est quasiment la seule articulation libre du membre inférieur. En effet, le pied est prisonnier des cale-pied, et la hanche est bloquée sur la selle. C’est donc à ce niveau que se répercutent la majorité des erreurs de réglages.

2. Répartition des lésions (cf. Graph. 1)
Selon une étude américaine durant le printemps et l’été 1994, 20% de la population sort en vélo en promenade. Sur les 1035 cyclistes plus ou moins occasionnels interrogés, 20,2% ont été victimes de traumatismes, soit une prévalance de lésion de 0,9% par mois, ce qui est faible (informations du CDC d’Atlanta).

Selon une étude menée par les laboratoires Menarini, portant sur 257 cyclistes, les lésions concernaient essentiellement le genou (37%)et le rachis (19%). Le genou est fréquemment le siège de tendinites ou de syndromes rotuliens, liés le plus souvent à un surmenage articulaire dans des conditions de travail défectueuse (hauteur de selle à revoir, axe de pédalier faussé, utilisation de braquets trop importants,…). Le rachis est plus souvent le siège de contractures musculaires, à la suite d’une position penchée sur l’avant maintenue pendant longtemps, ce qui surcharge les muscles de la nuque. Le vélo est peu traumatisant pour le rachis lombaire ou dorsal, sauf chez les pratiquants restant en permanence assis sur la selle malgré un terrain chaotique, ou chez ceux dont le matériel est mal réglé.. Les lésions de la main et du poignet (5%) sont sans doute sous-évaluées. Ces régions sont fréquemment le siège de lésions plus ou moins importantes lors des chutes (de même que l’épaule, et tout particulièrement la clavicule), mais aussi de compressions neurologiques au niveau du poignet, du fait d’un appui incorrect des mains sur le guidon. Enfin, les lésions du crâne, si elles sont rares chez l’adulte en cyclisme sur route, représentent plus du tiers des consultations après chute de vélo chez l’enfant, ce qui met en évidence l’intérêt du port du casque, quel que soit l’âge du pratiquant.

3. Conclusion
Le cyclisme en général, et tout particulièrement pratiqué sur route, semble être une activité à faible risque traumatique. Toutefois, les lésions de surmenage y sont fréquentes (25% des lésions rencontrées), et le développement de nouvelles disciplines à fort potentiel traumatique, préférées par les plus jeunes, pourraient dans un avenir proche, modifier considérablement la prévalence des lésions. Le matériel inadapté ( responsable de lésions dans 25% des cas), parfois dangereux en lui-même, est aussi fréquemment impliqué.

4. Pour en savoir plus
DE MONDENARD J.P. Technopathie du cyclisme. Printel-Paris, 1989, 152 p

 

 

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